En 2004, j'écrivais à propos de la renaissance de Daniel Darc et la sortie de l'album Crèvecoeur...

« Daniel Darc revient de loin : ex-chanteur, dans les années 80, du groupe Taxi Girl, il livrait, avec son pote Mirwais, un rock planant de mauvais garçons baigné de synthés. Ils connurent leur heure de gloire avec des titres comme Quelqu'un comme toi, Cette fille est une erreurAussi belle qu'une balle et l'hypnotique Cherchez le garçon. La jeunesse d'alors s'y reconnaissait. Depuis leur inéluctable séparation, Daniel Darc a survécu au naufrage et aux affres de la vie. Ecorché vif, drogué à la dérive, au bord du gouffre et de la folie, il a su néanmoins transfigurer son mal-être en chansons noires trouées de lumière : La pluie qui tombe, Jamais jamais, et autres ritournelles entêtantes Rouge rose, Mes amis, etc. Avec cet album solo, Daniel Darc est un survivant extra-lucide qui rêve éveillé. La grâce incendie aussi les plus faibles. Daniel Darc est grand, même au coeur noir du désespoir. » François-Xavier Farine in Sélection de la Médiathèque départementale du Nord, 2004.

Ont suivi l'album Amours suprêmes (2008) et, depuis  peu, l'album La taille de mon âme  - « à l'élégance subversive » dixit Télérama - qu'il faut vous empresser d'acquérir et d'écouter. Car Daniel Darc est grand !

Daniel Darc La taille de mon âme 2011