Je rencontre
un vieux copain du foot
il me reconnaît
un grand sourire
illumine son visage
ses yeux tendres
malgré un faciès rougi par le froid

tandis qu’il décharge à pleins bras
une remorque de troènes
bourrée jusqu’à la gueule
il me parle
comme hier
par-dessus l’aube grise du temps
et les strates insidieuses
des années
qui n’ont pas réussi
à détruire l’opale
des souvenirs
qui reviennent maintenant
par bouffées
dans le grand printemps de nos têtes.

© François-Xavier Farine - 14/01/2013.