POEBZINE : poésie contemporaine et poètes d'aujourd'hui...

12 août 2016

Jean-Yves Plamont chez Cadex

pour la rentrée poétique. Ce sera certainement un des événements à ne pas manquer le 21 octobre prochain.

Plamont Le Pôle magnétique

Jean-Yves Plamont, poète nordiste, né en 1960 à Lille, sortira en effet son second recueil de poésie : Le Pôle magnétique aux éditions Cadex.
Je connais Jean-Yves Plamont depuis 1993 et c'est certainement un des poètes d'humour le plus méconnu et le plus intéressant de ces trente dernières années. Les paris sont pris !

Voyant cette information publiée sur le site des éditions Cadex d'Hélène Boinard, je n'ai pu résister à l'envie de partager cette information avec vous de mon lieu de villégiature avec vue sur les pins parasols et la grande bleue...

En octobre prochain, dans le Département du Nord, vous pourrez également assister à 3 lectures-rencontres en duo avec ce poète et un autre poète belge sur la thème de L'Humour. On en reparlera ultérieurement avec plus de précision.

Un Bel été à vous !

François-Xavier Farine, Biarritz, le 12 août 2016.

Le site des éditions Cadex

Précédente publication de l'auteur :

Pour mon ours blanc, Jean-Yves Plamont, illustrations de Barbara Martinez, l'idée bleue*, coll. le farfadet bleu, 2008, 9 €.

* La collection du farfadet bleu de l'ex-dé bleu puis l'idée bleue de Louis Dubost a été reprise par les éditions Cadex en 2009.

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02 août 2016

Bagdad-Jérusalem par Salah Al Hamdani et Ronny Someck

Livres-radeaux à emporter sur l'île...

86) Salah Al Hamdani et Ronny Someck
: Bagdad-Jérusalem à la lisière de l'incendie, Éd. Bruno Doucey, coll. Tissages, 2012, 16 €.

 

Bagdad-Jerusalem


Salah Al Hamdani, un Arabe et, Ronny Someck, un Juif, main dans la main, poèmes en bandoulière, nés la même année, en 1951, dans la ville de Bagdad, c'est sur cette promesse que je souhaite à tous les habitantes et habitants de cette Terre de s'efforcer de croire TOUJOURS en l'avènement d'un monde où l'amour fleurit d'humanité.

La nausée n'a plus de sens par Salah Al Hamdani

Ne veux-tu pas goûter un peu de ma tristesse ?
tu partagerais avec moi l'apparition
de la lune lointaine
qui broute timidement
dans la solitude des troupeaux

Ne veux-tu pas reposer ton âme
et aux deux extrémités de cette terre
abandonner les dieux à leurs affaires ?

Tu nies ta guerre imminente
aussi bien que ta propre personne
et ranges ton lit de mort
dans la poche d'un vieux manteau


Aéroports par Ronny Someck

Dommage qu'on ne puisse atterrir à Brigitte-Bardot
voir des strings au duty-free de Marylin-Monroe
ou bien acheter maquillage et mascara à Rafah
dans un aéroport nommé Cléopâtre.
Les nuages du jour deviendraient des écharpes glissées
sur les épaules de Dieu, et les nuages de la nuit avant l'atterrisage
seraient des robes de dentelle au bal
des étoiles.
On atterrit à Charles-de-Gaulle, Kennedy
ou Yasser-Arafat,
on voit l'hélicoptère de la politique
voler toujours dans un ciel bas,
il scintille comme une couronne royale
défiant le soleil.

Je vous souhaite une belle fin d'été. Retour sur Poebzine et ailleurs en septembre !

François-Xavier Farine

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26 juillet 2016

René Char (1907-1988)

« L'essentiel est sans cesse menacé par l'insignifiant. »

               René Char, Recherche de la base et du sommet (1955), in À une sérénité crispée.

René Char et chien 

Photo empruntée à l'ouvrage René Char par Gilles Plazy, éd. Jean-Michel Place, 2003.

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24 juillet 2016

Poèmes Cut-up n°11

Poèmes Cut-up n°11 : « Dans mon village, on a mis l'Avenir en impasse. » Jean L'Anselme (1919-2011)


Sous mon voile…

Rien de nouveau.

*

La France en 2096

Sur les catastrophes nucléaires et les abus des politicards, aucune conclusion n’a été tirée.

*

Les solutions au chômage des plus vieux

« Nous sommes en train d’y travailler » ont déclaré les Ministres « mais, bientôt, ce ne sera même plus nécessaire d’y penser. »

*

Pénurie de main d’œuvre au Qatar

« Nous allons à nouveau faire appel à d’anciens Premiers Ministres, ainsi qu’à l'ancien Président de la République Française. » a déclaré, tout sourire, l’émir du Qatar.

*

 

Concert Renauld et Gérard CabreilRenaud relance les Enfoirés !

L’émission ressemble de plus en plus  à un grand cirque carnavalesque. Il y a quelques années déjà, on me proposait à chaque fois des duos impro­bables. Je n’avais pas envie de chan­ter avec Mimie Mathy, Chris­tophe Maé ou Patrick Timsit, ni de me dégui­ser en clown pour inter­pré­ter « La Mamma » d’Az­na­vour.

*

Match nul

Chez les militants de Nuit Debout, on a balancé des insultes et des pavés et, chez les policiers, on a répliqué par des tirs de flashball et des bourre-piffes bien appuyés.
Verdict de la rencontre : 4 blessés partout.

*

Le problème existentiel de Marc Lévy

« Gagner un Prix littéraire chamboule les relations avec l’entourage. »

*

« On a l'âge de ses haltères... »

a fièrement déclaré, à la radio, cet ancien culturiste belge (chevelu), dont je tairai l'identité, qui s'est depuis recyclé dans l'exercice salutaire de la poésie.

*

Vocation véritable et légitime

Cet acteur porno a assumé son choix jusqu'au bout en devenant Président de la Raie publique.

*

« La poésie sauvera le monde... »*

En attendant, cette phrase en a fait marrer plus d'un !* Titre d'un essai pompeux de Jean-Pierre Siméon

*

Égalité, mon cul !

Le pianiste pianote, le guitariste gratte, le poète peine...

*

Mon fils (2 ans et 4 mois) a le sens de la réalité

« Tu sais, Papa s'est occupé de toi le mercredi et, maintenant, c'est au tour de Maman. Papa va reprendre le travail. »
- « Et, avant, c'est Maman qui faisait le travail de Papa ? »

*

On appelle ça le chauvinisme du nombril

Les écrivains belges sont très connus, surtout en Belgique.

*

Contrepèterie d'Alexis Léger alias Saint-John Perse, poète hermétiquement oublié

L'amuseur aime taquiner l'heure de la muse, mais la muse ment souvent.

*

La « Proésie »

C'est un concept Gallimartien auquel je n'ai toujours rien compris.

*

« La Société du Spectacle » ne mourra jamais

On aura beau changé de bord, Guy... rien n'y fait !

*

« On a marché dans la Merde... »

se dit Tintin en regardant le monde par le hublot ensanglanté de sa fusée.

*

(Mai-Juillet 1016.)

© François-Xavier Farine.

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23 juillet 2016

Boris Vian (1920-1959)



Sacré Boris !

Le site officiel Boris Vian aurait plu à l'éclectisme de l'écrivain.

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21 juillet 2016

Serge Essénine (1895-1925)

EssénineEssenine à Venise (1922)


«
C'est pour tout comprendre mais ne s'emparer de rien
qu'est venu en ce monde le poète. »

Serge Essénine

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18 juillet 2016

Realpoetik, la nouvelle revue de poésie qui fait du bien

Depuis les années 90, j'ai été abonné à un certain nombre de revues de poésie mais, à chaque fois, je m'en suis détaché, lassé. J'aboutissais souvent au même constat amer : textes inégaux, contenus passablement chiants ; j'entrevoyais aussi les compromissions, les renvois d'ascenseur, les copinages, les impostures, la suffisance ou l'insuffisance des chroniqueurs, souvent plus universitaires que poètes authentiques... essayant de convaincre, à tout prix, leur fragile lectorat de l'importance de tel ou tel poète sans éclairer vraiment de l'intérieur les œuvres de ceux-ci. Sous leurs plumes, des noms de poètes apparaissaient régulièrement - comme des phares - qui ne me parlaient pas du tout, et auxquels je restais, malgré plusieurs tentatives, totalement imperméable ou insensible.

Depuis l'apparition de la revue Realpoetik en ligne, c'est tout le contraire qui m'arrive... J'ai tout de suite été emballé, ce dès le premier numéro paru en janvier 2016, et nous en sommes déjà au 6numéro.

Je trouve que les deux animateurs et jeunes poètes, talentueux, Grégoire Damon et Sammy Sapin, ont réussi à faire de chaque numéro quelque chose de neuf et de réjouissant.

À chaque livraison numérique, je découvre des auteurs et des textes de qualité, des critiques originales, décalées et impertinentes, du déboulonnage de poètes consacrés en bonne et due forme, du poil à gratter. En tout cas, quelque chose de totalement énergisant !

Du côté du roman, on trouve quelque chose d'assez équivalent avec la revue papier Décapage de Jean-Baptiste Gendarme, un même ton décomplexé, une modernité assez identique, incarnés par un vivier d'écrivains trente-quarantenaires et d'illustrateurs bien choisis.

Realpoetik

Realpoetik, dans l'air du temps

Je pense que le renouveau de la poésie d'aujourd'hui passera nécessairement entre les mains de la revue Realpoetik, comme beaucoup de jeunes auteurs (et moins jeunes) ont été publiés au milieu des années 2000 par la revue en ligne, Les états civils, de Daniel Labedan. Parmi eux, figuraient déjà les noms de : Thomas Vinau, Christophe Siébert, Jean-Marc Flahaut, Fanny Chiarello, Sylvie Durbec, Sébastien Doubinski, Romain Fustier, Sophie G. Lucas, Marlène Tissot, Patrick Palaquer, Cécile Thibesard-Glassman, Jean-Christophe Belleveaux, Thierry Radière, Thierry Roquet, Guillaume Siaudeau, Frédérick Houdaer, Cathy Garcia, Anna de Sandre et Laura Vazquez notamment.

Realpoetik est une revue iconoclaste, puissante, revendicatrice, engagée, en prise directe avec le monde d'aujourd'hui. Rien n'y est laissé au hasard ! Elle ose peut-être aussi davantage car elle n'a pas besoin de se mettre ses abonnés à dos, puisqu'elle est gratuite.

Je retrouve encore, dans l'esprit de cette revue, quelque chose de l'ordre de « la poésie-combat » à l'image de ce qu'écrivaient, fin des années 60-début des années 70, des aînés comme Pierre Tilman et Daniel Biga avec, en arrière-plan, la dureté quotidienne d'un monde en panne, fracassé, où on constate que « les belles illusions universalistes d'hier se sont étiolées » et où la souffrance, hélas, revêt divers visages : chômage, désillusion, solitude, précarité, incertitude, déshumanisation de l'individu, violence brute et sociétale, cynisme, hypocrisie et amoralité des puissants... dont les auteurs se font l'écho.

Je crois que quelque chose de fondamental et de générationnel se joue vraiment dans les pages de cette enthousiasmante revue de poésie numérique. Et cela se passe ici : Realpoetik

© François-Xavier Farine, le 17 juillet 2016.

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12 juillet 2016

Faire front

Larry Brownje me suis levé
de mauvaise humeur
et il pluvine encore ce matin
alors que tous les fuseaux horaires
s'accordent pour me dire
que nous sommes bien le 5 juillet 2016
j'ai laissé mon livre
de Larry Brown
sur l'accoudoir du fauteuil
depuis deux jours
mon fils est malade
mais survolté
ma compagne se remet à peine
d'un gros pépin de santé
je porte un pli
à la poste pour Louis-François Delisse
et j'assiste dans le même temps
à la formidable éclosion
des poèmes de Sammy Sapin
le temps de vivre est variable
mais les éclaircies et les bonnes nouvelles
reviennent
enfin.

© François-Xavier Farine - 5/07/2016.

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05 juillet 2016

C'était chouette, le 24 juin dernier à Lyon !

Thierry Roquet et François-Xavier FarineOn y a fait une bonne lecture en duo avec Thierry Roquet.

Faut dire qu'on n'avait pas lésiné non plus sur l'entraînement d'avant match : partie de babyfoot contre un gars de l'équipe de France... de babyfoot... perdue 3 à 7 puis futsal ou mini-foot avec des Gones de Lyon dans l'enceinte même de la bibliothèque de la Croix-Rousse.

Parmi les V.I.P. (Very Important Poets) de la nouvelle génération, Marlène Tissot, Frédérick Houdaer et Grégoire Damon étaient venus nous supporter…

Marlène Tissot et François-Xavier FarineGrégoire Damon et Frédérick Houdaer

On regrette les absences remarquées de Bernard Lacombe, ex avant-centre des années 70-80 et de Jean-Michel Aulas, Président emblématique de l'Olympique Lyonnais. Mais plus encore celles de Sammy Sapin (au turbin), belle révélation chez les jeunes poètes, grand amateur de foot de surcroît, de Samantha Barendson convolant à l'étranger, avec d'autres poètes, ou d'Emanuel Campo en lecture lui aussi.

Pleines Lucarnes !

Le public a visiblement apprécié notre lecture duo : LOSC / FC NANTES en live puisque l'on a effectué une bonne séance de dédicaces d'après match, après les prolongations puis la séance des tirs aux buts ponctuée par de vraies citations de joueurs de l'époque, avec en bonus celle de Franck Ribéry (lorsqu'il jouait à Marseille) :

« C'est beau ce stade Vélodrome qui est toujours plein à domicile comme à l'extérieur. »

Précisons qu'après notre lecture-performance en maillots vintage et sans crampons, il n'a pas fallu changer un cm2 de la pelouse synthétique de la Bibliothèque de La Croix-Rousse...

Sans les crampons à Lyonsafe_image

Aux plus téméraires d'entre nous, il resta de l'énergie pour fêter la 3e mi-temps dans une bar avant de croiser très tôt le lendemain, en Gare de Lyon, des supporters rouges et blancs qui allaient rejoindre Saint-Étienne et le chaudron de Geoffroy-Guichard pour assister au match de l'Euro : POLOGNE / SUISSE.

Un Grand Merci à toute la sémillante équipe de la Bibliothèque de La Croix-Rousse de Lyon de nous avoir invités pour cet éloge du foot d'hier : années 1977 à 1987 !

29 juin 2016

Je me souviens #40

rivière chassezac

Mon grand-oncle, Henri Destroye, si farfelu qu'il était, se munissait souvent de sa caméra AGFA Super 8 en vacances. Cet été-là, nous étions à Casteljau, en Ardèche, sous un soleil de plomb. Chaque après-midi, nous rejoignions la rivière Chassezac qui coulait en bas des Gorges.
Rougis par le soleil, mon père et son ami, le costaud Jean Delcroix, y faisaient de formidables ricochets [leurs galets rebondissaient vite et fort jusqu'à frapper la paroi des rochers juste en face]. Moi, malgré mes 8 ans, je plongeais fièrement d'un gros rocher au milieu de la rivière.
Après le décès de mon oncle, sur l'une de ses cassettes VHS, ma mère a trouvé l'inscription « Ardèche 78-79 », elle a appuyé sur « PLAY » et j'ai revécu intégralement, mais furtivement, plus de 35 ans après, la joie intense du petit garçon d'hier qui souriait de tout son être en se jetant à l'eau. (Un grand plongeon !)

*

(Courts textes en cours, 2011-.... - © François-Xavier Farine.)

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