Rivièremes petits poèmes
glacés
dorment
au fond de la rivière
il suffit que renaisse
toute la violence
du monde
pour qu'ils jaillisent à nouveau
comme des ludions
à la face de tous nos potentats
maîtres et monarques
de pacotille
pour qu'ils éclatent comme
des grenades
alors leur monde n'aura plus de tête
nous serons définitivement heureux
divinement bien
à écouter le chant de l'herbe
sans ce couteau de justice entre les dents
et le soleil n'aura plus
la forme grimaçante de leurs visages
la liberté ne sera plus le repaire matinal
de quelques-uns.

© François-Xavier Farine - 1/10/2012.