J'étais passé à côté de cette quatrième note de lecture qui parle de mon premier recueil de poésie, D'infinis petits riens, toujours disponible ICI, en attendant d'autres publications en 2015.

D'infinis petits riens F-X Farine (Gros Textes, 2012)

« Le lecteur de Poésie/première connaît déjà François-Xavier Farine et son regard d'humour sur le quotidien, puisque cet auteur a eu des textes publiés dans les numéros 45 et 51, ce dernier étant consacré à l'humour des poètes contemporains. François-Xavier Farine a souvent écrit sur les autres : articles dans Décharge, dossier dans Lieux d'Être, site personnel Poebzine... mais ce recueil est sa première publication.

Il s'agit encore ici de parler du quotidien par petites touches, qui cependant portent loin.

Le bonheur d'un amour tranquille, une place de France cosmopolite, le plaisir des livres, un soir sur la ville (Lille), sa grand-mère, le foot en famille, un restaurant populaire, les joies dans la neige, un petit poème de Jean Follain, la douceur des choses, la belle saison...

Bienveillant L'Anselme

Jean L'Anselme
, disparu l'année dernière
, dit justement dans une lettre de juin 2007 adressée à l'auteur et citée en 4e de couverture : « Ton poème est une marqueterie de notations empreintes de bonté, de partage, de tendresse sur tout ce que tu approches. »

Mais l'auteur déplore aussi un paysage urbain sinistre, l'expulsion des sans-papiers, la destruction d'un espace vert au profit d'un « complexe agroalimentaire, dernier cri » , la défection d'amis, un  « monde pressé et idiot »...

Le style de François-Xavier Farine
est personnel, l'apparente simplicité peut être soudain bousculée par un mot ou une expression qui hausse le ton : « des voitures patientent comme des cadavres bien rangés. » et recèle souvent des trouvailles poétiques « tout un été / moucheronne / sous le grain de beauté / de sa joue. »« je m'arrête pour reprendre souffle, ému, sans fin, de croiser le vers / avec vous. », « avec dans leurs voix de guerriers de neige, / ce simple bonheur de paille partagé... », « La chevelure du jour très justement / prend feu ! », « Reste la poésie, / avec ses deux mains blanches, / dans ce silence devenu mien. »


En couverture
, la reproduction d'un tableau abstrait de Christophe Salembier. On peut y voir un vitrail bleu coloré de hiéroglyphes qui se transforme doucement en ciel sombre où brille une étoile rouge, peut-être « le sourire de l'univers » dans le ciel du Nord de la page 26.

Note de lecture de Guy Chaty parue dans le n°55 de la revue Poésie/première en mars 2013.


Une autre de Georges Cathalo sur le site Texture de Michel Baglin en septembre 2012.
Une autre de Cécile Guivarch parue dans la rubrique Hep, lectures fraîches ! de la revue en ligne Terre à Ciel en novembre 2012.
Une dernière de Jacmo, extraite du n°156 de la revue Décharge de décembre 2012.